Comment l'optimisme fonctionne chez ce 7
Anne Hundman (Traduction par Joanna Charbonnier)

[Note de l'éditeur : cet article montre bien comment le poids élevé d'un niveau d'existence DQ-BLEU pourrait éventuellement faire confondre un 7 et un 6, et comment les mécanismes de l'ennéatype et celui du vMème s'associent dans la personnalité.]

Nos ressentis intérieurs, nos croyances et nos points de vue personnels, ainsi que la façon dont nous les mettons en place, sont parmi les dons les plus importants que nous pouvons nous offrir mutuellement. Quand ensemble nous cherchons à percevoir la vérité tout entière, il est important que chacun y contribue avec sa propre part, tout en tenant compte du fait que cette contribution est filtrée par notre point de vue et par nos attentes.

Si dans un effort commun, chacun offre la couleur, la forme et la texture de sa conscience, peut-être réussirons-nous à construire une mosaïque plus complète où des choses, cachées à nos yeux jusqu'à maintenant, seraient exposées ainsi sur une plus grande échelle et deviendraient soudainement visibles.

Voici ma contribution.

J'ai passé toute ma vie à essayer de trouver le sens et le pourquoi de la vie. En tant qu'enfant, j'étais très inquiète du peu de contrôle que j'avais sur les éventuels dangers ou choses douloureuses qui pouvaient m'arriver. Je me sentais vulnérable et impuissante. Je me penchais plus vers mon côté 6 anxieux. Cette anxiété était inconfortable, car mon estomac se tortillait en prévision de toutes les mauvaises choses qui pouvaient arriver. Comment pouvais-je m'extirper de cette situation fâcheuse ?

J'étais habitée par des pensées philosophiques dès ma plus tendre enfance. Dans la maison de mes grands-parents, où je passais le plus clair de mon temps entourée d'antiquités, je baignais dans une ambiance qui se prêtait admirablement aux pensées profondes.

Dès mon plus jeune âge j'ai eu le privilège de dormir dans un lit à baldaquin, de m'asseoir sur des sofas recouverts de satin, d'être entourée de cruches en verres de couleur, de miniatures de bergers de Staffordshire, de tables et de coffres en bois polis. Mes grands-parents n'avaient pas de grande fortune, mais menaient un style de vie très élégant. Ma grand-mère avait un très bon goût. La rénovation du mobilier et la collection des trésors qu'elle trouvait dans les greniers des fermes avoisinantes étaient ses passions. Mes grands-parents vivaient à Greenfield Indiana au bord de la très fréquentée US 40. Un Setter Anglais grandeur nature en métal noir et blanc était placé juste devant l'entrée à côté d'une pancarte portant l'inscription « ANTIQUITÉS ». Les passants s'arrêtaient, faisaient le tour de la maison, puis pouvaient acheter un sofa sur lequel nous étions quasiment encore assis.

Un jour, je devais avoir trois ou quatre ans, je venais de me réveiller de ma sieste quand j'aperçus ma grand-mère accompagnée d'une inconnue en train d'admirer le lit à baldaquin dans lequel je m'étais endormie. Pendant que je frottais encore mes yeux, j'entendis ma grand-mère me présenter à cette personne en prononçant mon nom « Anne ». Cette façon intrusive m'a complètement désorientée. La femme s'est penchée vers moi et prétextant un semblant de conversation m'a demandé « Anne Qui ? » J'ai pensé que mon nom de famille ne la regardait absolument pas et j'ai répondu du tac au tac « Anne-tique ! »

Je sais que nous nous égarons quelque peu, mais vous êtes probablement déjà au courant de la façon dont les 7 aiment faire des digressions et raconter des histoires.

Je me souviens qu'un après-midi, à l'âge de cinq ou six ans, je me tenais debout seule au milieu de la cuisine, entourée de poules en verre translucide, des canneberges en verre de couleur et d'une lampe en laiton suspendue au-dessus de la table. J'étais de nouveau tourmentée par la question angoissante de savoir si je serais en mesure de me protéger au cas où quelque chose d'effrayant m'arriverait, quelque chose qui me plongerait dans la peur et dans la souffrance.

La réponse qui m'est apparue là fut d'une aide précieuse pour le restant de ma vie. Elle m'a guidée dans la réappropriation de mon propre pouvoir ainsi que dans le développement de ma flexibilité et de ma sérénité naturelle.

« Quoi que je fasse à quelqu'un d'autre de bon ou de mauvais, je mérite que cela me soit retourné. »

J'ai essayé de vivre en fonction de cette maxime qui m'a permis d'avoir confiance dans la vie pour autant que je respecte les règles du jeu. Dans mon propre intérêt j'ai pu constater qu'il était plus sage d'être aimable plutôt que cruelle.

Depuis, j'ai appris tellement plus sur la vie. J'ai compris la vérité qui se cache derrière ce qu'on nomme le karma et la Règle d'or. Ces concepts-là sont en concordance avec la Loi de l'Attraction.

Croyant en cette prémisse originelle, je n'avais pas besoin d'effort moral, ni d'une volonté de fer pour agir en mon propre intérêt… Je ne pouvais délibérément blesser quiconque dans ce processus, puisque la sauvegarde de moi-même dépendait de moi et de ma propre intégrité.

Et ceci explique pourquoi je suis un 7 optimiste. Je crois que ma puissance ne se mesure pas par rapport ou contre les autres. Je nous vois tous égaux. Je crois que tant que la rencontre avec les autres se fait dans l'esprit d'acceptation de l'autre plutôt que dans la peur, dans la colère ou la culpabilité, il n'y a pas de raison de ne pas recevoir la même chose en retour.

Mon ego me dit que je devrais être gênée de révéler ainsi mes pensées intimes. Quel critique faiblard !

Je lui dis donc d'aller s'asseoir sur la banquette arrière, parce que dorénavant c'est mon Moi sage qui reprend les commandes. Pour ceci je m'efforce de garder en mémoire le fait que le concept que j'ai exposé a vu jour dans mon enfance, bien avant que mon esprit et mon ego établissent une alliance si forte.

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