Institut Français de

l’ennéagramme

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Posté(e)

Chers 9grammonautes,

 

Je me pose la question de connaître les bienfaits et méfaits possibles du côtoiement avec une personne de type équivalent à son type de désintegration. J'ai un ami 4 se désintegrant parfois en 1. Celui-ci fréquente une 1 qui elle se désintègre en 4. Est il vrai que chacun irrite l'autre en lui offrant une image miroir de ses travers? Ou bien y a-t-il bénéfice ?

 

Philippe

Philippe vdv

Posté(e)

Bonjour,

 

Moi aussi, je me demande aussi si le type de nos ami(e)s ou de nos partenaires peut activer ou non notre direction d’intégration ou de désintégration, ou si notre état psychologique (selon qu’il est en direction de désintégration ou d’intégration) attire un partenaire correspondant.

 

À ce sujet j’ai déjà fait quelques observations intéressantes.

 

J'ai procédé à un petit quiz l'autre jour, me demandant quel était le type de personnalité des garçons et hommes (il y a bien eu transition ici :-) que j’ai fréquenté.

 

Tous sont de type, 3, 6, ou 9. Et le même type de relations s'est enclenché avec chacun des types.

 

Type 9 : Coup de foudre et douleur à l’horizon. Si j’ai le malheur de rencontrer un 9 qui me tombe dans l’œil, c’est la passion, la folie. J’ai beaucoup souffert à cause du 9 qui par son «indifférence» me laisse continuellement dans le doute.

 

Type 6 : Sentiment de bien-être profond, paix intérieure, partage, stabilité (allant jusqu’à la stagnation parfois). La relation m’apporte une TRES grande sécurité mais peu de défis à relever. J’ai encore le sentiment que tout est si simple avec un 6, si apaisant. Il n’y a pas de hauts et de bas. Tout va toujours pour le mieux.

 

Type 3 : Beaucoup de défis, de conflits. Je suis mise face à moi-même, j’apprends énormément avec les 3 qui m’ébranlent souvent, mais avec qui je me sens très aimée. C’est une relation enrichissante, mais qui me demande énormément d’efforts émotionnels. Même si j’ai souvent envie de fuir et de renoncer à cause des différences profondes ; lorsque je regarde derrière moi, je me rends compte que ce sont les 3 qui ont eu sur moi l’effet le plus positif.

 

Je remarque donc un pattern.

 

D’une part, si je suis bien de type 6 mu (ce qui me pose encore problème), il y aurait effectivement une sorte de désintégration avec un partenaire de type 9. Cette relation représente le chemin de l’illusion, de la facilité, et de la passivité : illusion parce que je suis menée par mon ego et non par mon être profond, facilité parce que je retombe toujours dans le même piège (j’aboutis à la douleur) et passivité parce que je suis dominée par la passion. En ce sens, une relation avec le 9 correspondrait à ce que je recherche instinctivement, mais à ce qui me rend malheureuse. (Je qualifierais mes relations avec le 9 d’instinctives.)

 

D’autre part, il semble y avoir une stabilité avec le 6, mais si on observe en profondeur, un tel type de relation n’a rien de très nouveau à m’apprendre. Ce que je recherche dans ce type de relation, c’est vraiment mon désir de base, la sécurité. (Je qualifierais cette relation de sentimentale, d’émotionnelle.)

 

Avec le 3, j’ai vécu des relations difficiles, mais tout semble indiquer qu’il s’agit toujours d’un engagement réel et sincère dans lequel les deux partenaires sont prêts à s’investir et à surmonter les difficultés malgré les différences souvent conflictuelles. Les résolutions de conflits m’amènent souvent à de profondes compréhensions de l’existence, de moi, et de l’autre, et en ce sens je crois que ce genre de relation me mène à me transcender comme personne, ce que je ne peux faire avec le 9, à qui je fais peur et qui s’éloigne de moi, ni avec le 6, qui ne me donne pas d’occasions de me dépasser, puisque la stabilité… est constante. (Je qualifierais mes relations avec le 3 de mentales.)

 

Maintenant, si cela peut constituer une piste de réflexion pour les uns, il demeure néanmoins pour moi, à la fois une énigme et une révélation.

 

Je m’interroge vraiment sur le rapport que les gens qui font partie de notre vie entretiennent avec notre être et les relations que nous avons entretenues dans notre enfance.

 

N’est-ce pas étrange qu’en tant que type du «triangle», même mes relations semblent demeurer dans celui-ci.

 

Par ailleurs, je ne suis pas encore certaine du type de mes parents, mais je crois que ma mère était 4 et mon père est probablement 6 tout comme moi. Mon frère, quant à lui, est de type 9. Mes meilleures amies sont de type 4 et 9.

 

Mon frère a toujours été une personne plutôt fermée, surtout face à moi. Et puis j’ai toujours trouvé qu’il était un homme extrêmement charmant. Étrangement, je ressens les mêmes sentiments lorsque je «tombe en amour» avec un 9. Il est toujours si attirant, mais si difficile d’accès pour moi.

 

La liste de ces parallèles pourraient être beaucoup plus longue, et, si cela est possible, j’aimerais lire d’autres observations concernant ce vaste sujet que sont les relations entre types de l’énnéagramme.

 

Les gens que nous rencontrons ne seraient-ils pas là, justement, pour nous faire comprendre une partie de nous-mêmes et de notre vie ?

 

A bientôt…

Marie-Hélène

Marie-Hélène, E6 alpha, aile 7, conservation

Fabien Chabreuil
Posté(e)

Bonjour à tous,

 

Ta question, Philippe, est tout-à-fait légitime. Pourtant, il me semble que cette discussion illustre un des risques de dévoiement du modèle de l'Ennéagramme.

 

Une personne peut toujours s'entendre avec des personnes de n'importe quel type.

 

Penser le contraire est oublier un des points fondamentaux de la déontologie d'utilisation de l'Ennéagramme que l'International Enneagram Association formule ainsi : "L'ennéagramme ne nous dit rien sur l'histoire d'un individu et un type ne nous donne pas d'informations significatives sur la qualité de son caractère, de son intelligence ou de ses talents." Dans chaque type, il y a des personnes totalement intégrées, d'autres totalement désintégrées, et bien entendu la plupart dans une quelconque position intermédiaire. On ne peut donc pas tirer des règles de communication ou de facilité de relation en tenant compte des types et en ignorant le niveau de développement.

 

Bien évidemment, il est souvent possible de trouver dans sa vie des patterns répétitifs, comme tu l'as fait, Marie-Hélène, avec beaucoup de finesse et de clairvoyance. Mais ces patterns expriment quelque chose sur toi et non une généralité sur les types. Si tu continues à travailler sur ton type et sur les autres éléments de ta vie qui sont à l'origine de ces patterns, il disparaîtront.

 

La seule utilisation de l'Ennéagramme qui peut être faite dans des relations de couples est la suivante :

  • Etant donnés mon type et celui de mon partenaire, quelles sont les difficultés potentielles ?
  • Qu'est-ce que je peux faire pour les éviter ?

L'Ennéagramme est un appel à travailler sur soi.

 

Revenons au cas particulier d'une relation avec quelqu'un qui appartient à son type de désintégration. Prenons comme exemple un 1 alpha qui se désintègre en 4 et fréquente une personne de type 4. Il y a deux manières de considérer la situation :

  • Le 1 peut s'attacher aux défauts du 4, y voir sa propre désintégration et être "irrité de cette image-miroir de ses travers."
  • Le 1 peut admirer les qualités du 4. Il peut réaliser que son propre chemin d'intégration est 1, 7, 5, 8, 2, 4, et qu'il s'achève donc en 4. Le 4 lui montre alors dans ses qualités l'idéal qu'il peut atteindre. Les qualités de notre type de désintégration sont celles qui nous manquent le plus cruellement. Le 1 peut alors être motivé, admiratif et émerveillé par cette image de ce qu'il doit devenir.

Voilà, à chacun de choisir !

 

Très cordialement,

Fabien

Posté(e)

Merci beaucoup Fabien.

 

Je suis totalement d'accord avec le fait qu'un type ne dit rien sur la qualité du caractère de quelqu'un. On peut s'entendre ou ne pas s'entendre avec n'importe lequel des types. Cependant, la rencontre de deux types doit inévitablement faire ressortir des conflits ou des points communs, des patterns spécifiques à cette même rencontre, jusqu'au jour où nous arrivons à surmonter ces patterns

 

Comme tu l'as si bien dit Fabien, l'Ennéagramme doit mener à la transcendance (un idéal bien sûr).

 

Evidemment, l'exemple que j'ai donné s'applique à moi et visait à faire ressortir ces patterns que nous pouvons vivre avec différent types. Je demeure persuadée que tous, nous en vivons à différents niveaux et qu'en être conscient peut peut-être nous aider à surmonter bien des difficultés.

 

Au revoir

Amicalement,

Marie-Hélène

Marie-Hélène, E6 alpha, aile 7, conservation

Posté(e)

Cher tous,

 

Merci Fabien pour m'avoir 'rappelé à l'ordre'. Je comprends maintenant le cote pernicieux de ma question.

 

Merci Marie-Hélène pour ton analyse très fine. Tes commentaires éveillent en moi différentes pistes de reflexion.

 

Moi même du type 9, j'ai eu par le passé une relation passionnelle avec une 6. Son déroulement et son issue en ont été en tous points semblables aux relations 6 = 9 que tu décris. Il s'agit là d'un danger potentiel mais évidemment pas insurmontable, comme dit Fabien, puisque j'entretiens des relations de grande complicité et respect mutuels avec divers 6, notamment au travail.

 

En ce qui concerne le 3e angle du triangle, là les choses se compliquent pour moi. Le 3 est à des années-lumière de mon fonctionnement. Toutes mes relations (aucune ne fut sentimentale) avec les 3 se teintent d'incompréhension et même de non-respect mutuel. J'ai (je souligne donc le J') là littéralement un gros problème. Comme dirait une amie, c'est un signe que quelque chose d'important s'y passe (il n'y aurait pas de problème, mais uniquement des découvertes à faire). Le 3 serait mon signe d'intégration. Fabien a dit que les trois types de la triade ont deux fois moins d'étapes à franchir sur leur chemin d'intégration que les six autres types mais que la distance de chaque étape était deux fois plus grande. Comme je ressens cette distance. La question pour moi est de savoir ce qui me bloque sur ma route vers le 3. Je vais réflechir à cela.

 

Très amicalement

Philippe

philippe

Fabien Chabreuil
Posté(e)

Bonjour Marie-Hélène et Philippe,

 

Je n'avais nullement l'intention de rappeler qui que ce soit à l'ordre. Si vous avez trouvé mon intervention un peu brutale, n'y voyez que de la passion et veuillez m'en excuser. Je suis trop ravi de votre présence sur ce panneau de message pour être agressif à votre égard. :happy:

 

Je suis entièrement d'accord avec le fait que, pour chacun de nous, il existe des patterns dans nos relations. Deux points me semblent importants :

  • Même s'il existe des problèmes potentiels communs à toute relation entre deux types données et que l'Ennéagramme peut nous en avertir, la manière de vivre ces patterns est largement personnelle et il importe d'être prudent avant de généraliser une expérience.
  • Dans la mesure où nous sommes dans notre ego, nous avons de tels patterns négatifs avec tous les types de l'Ennéagramme.

Il n'y a donc pas de "recette" efficace dans le choix d'un partenaire pour bâtir une relation heureuse. Il n'y a que l'amour et la volonté de se comprendre, de s'accepter, de comprendre et d'accepter l'autre. Mais, il est inutile que je continue sur ce thème ; vous le savez déjà?

 

Très cordialement,

Fabien

Posté(e)

Bonsoir à tous,

 

J'ai lu avec interêt ces histoires de 3-6-9 et viens étayer les propos de Philippe en lui confirmant ma propre difficulté de 9 à lier quelque lien que ce soit avec un/une 3. Ils sont en général tellement imbus de leur personne que ma réaction première et primaire face à un 3 est de l'éviter ou de le provoquer. Je ne sais pas me comporter autrement avec ce type, alors que je pense m'accorder facilement avec tous les autres, cherchant à en voir les points positfs et les aspects enrichissants. Serait-ce ma difficulté à m'intégrer de ce côté des flèches qui m'incite à avoir cette réaction, ai-je eu affaire à des 3 particulièrement caricaturaux ou bien est-ce que d'autres types sont susceptibles d'avoir eux aussi cette réaction ?

 

Florence

Fabien Chabreuil
Posté(e)

Bonjour,

 

Je confirme ce que je disais en début de discussion. Un des dangers de l'Ennéagramme est l'excès de généralisation et son corollaire, le jugement sur les types.

 

Les 3 ne sont pas "en général tellement imbus de leur personne". Certains le sont (et certains membres de bien d'autres types) et d'autres ne le sont pas.

Le 3 parle souvent plus de ses réalisations que de lui-même. Sa "personne", il ne la connaît que très peu.

 

Il n'y a donc effectivement que deux possibilités, Florence : soit tu as effectivement "eu affaire à des 3 particulièrement caricaturaux", soit tu projettes quelque chose sur le type 3.

 

Encore une fois, j'aimerais citer un code d'éthique, cette fois celui que donnent Michael Ray, Sandhya McCracken et David Daniels dans leur cours "The Personnality, Self Awareness & Leadership" à la Graduate School of Business de l'université de Stanford : "Quand un type différent du tien déclenche chez toi une réaction négative, cherche à la comprendre en examinant ton propre type. Présuppose que le problème est chez toi."

 

La seule solution est donc d'aller au devant des 3, de faire l'effort de les comprendre et d'en profiter pour comprendre ce qui déclenche en toi cette réaction.

Pendant toute une partie de ma vie, j'ai eu ce type de réaction envers une certaine catégorie de gens que j'identifais très bien et que je ne savais pas à l'époque être des 6. Aujourd'hui, grâce notamment à l'Ennéagramme, j'ai bien mieux compris le modèle du monde de ces gens ; j'ai beaucoup de compassion pour ceux qui vont mal, parfois encore de l'agacement vis-à-vis de certains, beaucoup d'admiration pour certains d'entre eux, beaucoup d'amitié pour d'autres… bref la gamme normale des émotions humaines. Il va sans dire que le problème était chez moi et lié à mon histoire de vie.

 

Avoir repéré que les gens avec lesquels tu as des difficultés à te lier étaient des 3 est déjà un énorme pas. En effet, cela simplifie grandement la recherche des raisons de cette réaction.

 

Très cordialement,

Fabien

  • 2 years later...
Posté(e)

Bonjour à tous,

 

J'allais créer une nouvelle conversation sur ce thème lorsque je me suis rendu compte que nous en avions discuté par le passé. Mais c'était presqu'il y a trois ans et j'avais oublié.

 

Cher Fabien, je fais un peu abstraction de ce qui a été dit précédemment, voulant reformuler la question sous un angle différent et en fonction de ma nouvelle expérience. J'espère ici que ce n'est pas mon ego de mental qui cherche de nouvelles réponses à celles qui ne lui plaisent pas.

 

D'abord, les précautions.

1. Il n'y a pas à faire de généralisations à partir de notre propre expérience.

2. Il n'y a pas à formuler de règles de combinaisons "gagnantes" entre les types.

3. Il n'y a pas à juger de la valeur d'un type à partir de la qualité du caractère d'un individu.

 

Mais,

Je suis un 6 alpha qui se désintègre en 3. J'ai une relation amicale avec un 3 mu qui se désintègre en 6. Cette relation est très conflictuelle. Je ne suis plus capable de tenter de faire "survivre" cette relation. Je suis épuisée. Il me semble qu'elle n'est pas naturelle : deux langages tellement différents, toujours les malentendus. Incapable de nous comprendre. C'est si difficile. Stérile. Parfois, j'ai l'impression que c'est du masochisme que de persister dans cette relation.

 

Avec cette personne, j'ai l'impression d'agir contre moi-même, de ne pas pouvoir être vraie. Je ne nie pas ma part de responsabilité et je ne le rends pas responsable de la situation. Mais j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui va au-delà de nos deux volontés. Comme deux ingrédients qui ne s'agencent pas.

 

Je sais qu'il y a un travail à faire avec chacun des types et qu'il ne faut pas laisser notre ego nous mener vers ce qui nous semble a priori le plus confortable (la question de la sécurité pour le 6 est particulièrement pertinente ici). Mais, doit-on toujours se battre pour évoluer ? N'y a-t-il pas, dans la vie, certaines personnes vers lesquelles nous nous sentons attirées, avec lesquelles nous sentons des affinités, en dépit des difficultés rencontrées ? Un sentiment de complicité qui nous aide à surmonter les différends ? Tous les deux, nous tentons tant bien que mal de nous rejoindre, nous nous respectons, nous admirons, nous aimons beaucoup, mais nous avons fait beaucoup d'efforts et nous en revenons toujours au même point. J'ai l'impression de tourner en rond et de ne plus évoluer.

 

Je ne peux m'empêcher de faire un lien entre cette relation et le fait que tous deux représentons le type de désintégration de l'autre. Je ne peux également m'empêcher de prendre comme contre-exemple ta relation avec Patricia (7 qui s'intègre en 1 et vice-versa). Je ne sais pas comment interpréter la chose. Je ne veux pas tomber dans les conclusions faciles. Est-ce que la question mérite d'être posée ? Et en quels termes ? Evidemment, notre niveau d'intégration indépendamment du type influence notre capacité à entrer en relation avec l'autre. Mais suis-je sur une fausse piste lorsque j'observe la situation en ces termes ? Quel est ton point de vue et ton expérience là-dessus Fabien ?

 

Merci. Cette situation me préoccupe beaucoup.

 

Marie-Hélène

6 alpha

Marie-Hélène, E6 alpha, aile 7, conservation

Fabien Chabreuil
Posté(e)

Bonjour Marie-Hélène,

 

"Est-ce que la question mérite d'être posée ?"

 

Oui bien sûr, puisque contrairement à ce qui s'est passé il y a deux ans et demi, nous ne somme plus dans les généralités sur les types, mais dans un cas précis, avec des personnes réelles ayant une manière et un niveau bien spécifique d'incarnation de leur type.

 

Doit-on toujours se battre pour évoluer ?"

 

Cela me fait penser à une histoire vraie. Un homme s'approche d'un maître zen dont j'ai oublié le nom et lui demande : "Combien de temps me faudra-t-il pour atteindre l'éveil ?" Le maître le regarde pendant quelques instants en souriant et lui annonce que cela lui prendra de dix à quinze ans. L'homme est un peu dépité et interroge à nouveau : "Et si je travaille très très dur ?" Toujours avec le même sourire plein de sagesse et de compassion, le mâitre répond : "Alors, cela change tout. Il te faudra au moins vingt ans."

 

Il m'est difficile de te répondre sur le fond puisque je ne te connais que très peu (pas assez) et que je ne connais pas l'autre personne. Cependant une chose me frappe. Tu écris : "Je ne suis plus capable de tenter de faire 'survivre' cette relation. Je suis épuisée." La décision semble donc simple et pourtant, tu es sur ce panneau en train de t'interroger.

 

Que t'apporte de positif cette relation ? Est-ce que cet apport compense la souffrance qu'elle génère ?

- Si oui, il nous faudra plutôt discuter de ce qui te gêne chez l'autre et des moyens de vivre cela autrement.

- Si non, j'ai une autre question. Espères-tu quelque chose de particulier de cette relation que tu n'as pas encore obtenu ?

. Si oui, as-tu des chances de l'obtenir ? Est-ce que cet objectif caché vaut l'attente et la souffrance des conflits et des incompréhensions ?

. Si non, pour quelles raisons maintiens-tu cette relation en vie ? Ces raisons sont-elles liées aux mécanismes égotiques de ton type ou à ceux qui relèvent de l'essence ?

 

Désolé pour cette présentation peut-être un peu trop algorithmique. Très amicalement,

Fabien (7)

Posté(e)

Bonjour Fabien,

Merci pour tes pistes de réflexion. Je vais faire le point et répondrai plus en détails bientôt.

Marie-Hélène

Marie-Hélène, E6 alpha, aile 7, conservation

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